Henri Dutilleux et le cinéma

Lundi 23 novembre 2015
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Henri Dutilleux et le cinéma | Maison de la Radio
Riche de son expérience au service des illustrations musicales de la radio, Dutilleux composa plusieurs partitions pour le cinéma.
« Voir un très bon film me nourrit, m’exalte comme la lecture d’un grand livre. Aussi, je m’intéresse au mécanisme de la construction, de la forme adoptée », reconnaissait le musicien. C’est ainsi que, connaissant cet intérêt porté au cinéma, tour à tour Henri Decoin (La Fille du diable, 1945), Jean Gehret (Le Café du cadran, 1947 ; Le Crime des justes, 1950), Alex Joffé (Six heures à perdre, 1947) et Jean Grémillon (L’Amour d’une femme, 1953) firent appel à lui pour illustrer leurs films. Ces partitions tantôt consistent en de vastes développements (Le Crime des justes), tantôt se limitent « à quelques petites touches illustrant des images de lande bretonne, rien de plus » (L’Amour d’une femme). Comme l’explique Henri Dutilleux lui-même, « elles se placent un peu en marge de (son) activité, comme une expérience d’entraînement à écrire vite ».
 
Plus tard, sans lui commander de partition originale, Maurice Pialat utilisa la Première Symphonie de Dutilleux dans son film Sous le soleil de Satan (1987).

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