Tarek Benaoum

Mercredi 7 septembre 2016
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Tarek Benaoum | Maison de la Radio

Tarek Benaoum est né le 05 décembre 1978, à Salé, au Maroc.
Captivé par la vague graffiti, à l'aube des années quatre-vingt-dix, Tarek manifeste le besoin de s'exprimer librement. Âgé de quatorze ans, une bombe de peinture à la main et sous le nom de « CLONE »  il s'adonne à cet art qui dès lors ne le quittera plus. En parallèle, il cultive son goût pour la calligraphie, en suivant une formation, au Scriptorium de Toulouse durant quatre ans. Tarek met alors ses armes à l'épreuve au travers de stages de calligraphie latine (calligraphie, écritures et typographie). 

Mise en pratique 

Son aire de jeu : lieux publics, peintures murales citadines, hôtel, restaurants, clubs de nuit... un tout qui se regarde en prise direct faisant appel aux mots de tous et de chacun (amour, violence, expérience, bonheur, vie, sexe, musique… ). Fracture de mots, phrases, citations, textes, poésies, aphorismes : un univers inspiré se dessine dans des espaces nouveaux. Tarek explore un "brouillage sémantique" anticonformiste et novateur. En effet, son art met en relief la dilution du temps par une technique d'enchâssement des lettres et des mots, de superpositions, d'étirements verticaux, horizontaux : un flot ondulatoire futuriste. Son savoir-faire transpose et transcende les codes de la calligraphie revisités, inscrits et renouvelés. Il aime utiliser les écritures, la calligraphie et la typographie en tant que médium décoratif. Sur le plan artistique cela lui permet de repousser les limites d'une vision académique.
 

« Laisser une trace cryptée »

Tarek Benaoum transmet un fragment de son travail, celui ci est un prisme par lequel l’écriture témoigne d’une volonté et d'un désir de laisser une trace cryptée, qui instaure des niveaux de lecture différents. Ces œuvres plastiques permettent la problématisation de sujets universels : l’écriture, la vie, la mort, l'amour, le sexe, l'envie de vivre, le désir, la poésie, l'impermanence des choses.
Ce monde peut être vu comme un « theatrum mundi » comme le suggérait La Bruyère ; un regard témoin de son temps et du futur qui nous attend. Un reflet cynique, poétique et symbolique de notre passage sur cette terre.

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