That was the trouble with Aristotle

Une pièce sonore de Lawrence Weiner

That was the trouble with Aristotle | Maison de la Radio
Une pièce sonore réalisée dans les studios de France Culture et dans les rues de Paris

Depuis les années soixante-dix, l'artiste américain Lawrence Weiner s'empare régulièrement du média radio en tant qu'outil de communication artistique.

Weiner a d'abord découvert la radio dans le contexte des radios libres ou pirates qui, à New York, se faisaient l'écho des expériences menées par les mouvements alternatifs, les nouveaux styles de vie, les expérimentations en art et en musique les plus radicales ainsi que les hétérotopies politiques.

Depuis, Lawrence Weiner utilise la radio pour penser les usages de la communication, de l'écoute, de la pensée et l'imagination.
Cette pièce sonore, réalisée dans les studios de France Culture et dans les rues de Paris, est constituée de plusieurs niveaux d'expression : chant, voix, discussions, musiques, sons bruts et voudrait fonder comme un espace sonore singulier, qui pour l'artiste symbolise une géographie "démocratique" des sons. Son but est ici de créer ce qu'il appelle "une réalité simultanée" qui établirait une relation non hiérarchique entre la pièce et sa réception, entre les messages sonores et leur écoute par le peuple des auditeurs, bref : une réalité radiophonique, dans son sens historique et original.'

Né en 1942, Lawrence Weiner est un artiste américain, l'une des figures centrales de l'art conceptuel. La pièce sonore That was the trouble with Aristotle, réalisée en 2010 est une commande publique du Centre National des Arts Plastiques / Ministère de la Culture et de la Communication, réalisée en collaboration avec l'Atelier de création radiophonique de France Culture.

Réalisation :  Gilles Mardirossian et Lionel Quantin 
Curator : Daniel Kurjacovic
Producteurs : Daniel Kurjacovic et Frank Smith

Le mobilier d'écoute

Mobilier d'écoute de l'œuvre « That was the trouble with Aristotle ».

L’œuvre « That was the trouble with Aristotle » présente une multitude de dialogues du quotidien qui se superposent et s’entrelacent jusqu’à en perdre leur sens. L’auditeur est, pour sa part, extérieur à ces dialogues et se retrouve dans une position semblable à celle de quelqu’un qui écoute aux portes.

Dans ce dispositif, l’auditeur reste physiquement à l’extérieur de l’espace de l’œuvre, celle-ci étant diffusée au cœur d’un édicule surélevé. Ce dispositif récrée les conditions d’un studio d’enregistrement et renvoie à la conception de l’œuvre elle-même.

L’extérieur de l’édicule, traité de façon brute, dévoile son système constructif pour évoquer l’ « envers du décor ». L’auditeur ne peut donc pas pénétrer dans cet espace mais est contraint d’en faire le tour. Les différentes ouvertures dans les parois offrent alors des vues sur le studio d’où l’œuvre sonore est émise.

Une réalisation de Susie Petit-Jean, Capucine PageronEmmanuelle Lépinay et Justine Marchand.

Susie Petit-Jean, Capucine Pageron, Emmanuelle Lépinay et Justine Marchand.