3 questions à… Charline Vanhoenacker

Lundi 6 juillet 2020
3 questions à… Charline Vanhoenacker  | Maison de la Radio

Si vous écoutez France Inter, vous avez rendez-vous avec elle du lundi au vendredi, à 7h56. Charline Vanhoenacker évoque son expérience de la musique et du confinement, et nous parle de l’album de la Maîtrise de Radio France auquel elle a participé.
 
Est-ce qu’il existe un « son » Charline Vanhoenacker ?
Chez moi, on n’écoutait pas beaucoup de musique. Je n’ai pas reçu une éducation musicale populaire contrairement à plein de jeunes dont les parents mettaient des vinyles sur la platine. Les miens, en revanche, écoutaient beaucoup la radio, et c’est donc ce son-là qui a marqué mon enfance. À partir de six ans, je suis entrée à l’académie de musique de ma ville, et mon rapport à la musique a donc commencé par les dictées, les gammes et l’apprentissage du piano. Le son est devenu celui d’une multitude d’instruments qui résonnaient à travers les portes de l’académie. Je me souviens de l’apprentissage de la musique de Bach et du choc que j’ai éprouvé en découvrant celle de Bartók. Un peu plus tard, je me suis mise à écouter beaucoup de mélodistes comme Michel Berger et France Gall, et de chanson francophone. Aujourd’hui, mon univers musical est extrêmement éclectique.
 
Parlez-nous de Nous n’irons pas à l’opéra, l’album réalisé avec Julien Joubert, Alex Vizorek et la Maîtrise de Radio France.
Ça ne s’appelle pas « maîtrise » pour rien ! J’ai été très impressionnée par la qualité et le perfectionnisme de chacun, notamment de Sofi Jeannin, qui dirige la Maîtrise. Participer à la création d’une histoire, c’était confectionner un petit bijou. Il fallait être à la fois créatif et technique pour que le résultat soit parfait. Depuis que je suis gamine, je suis plongée dans le classique ; j’ai fait beaucoup d’harmonie, du chant d’ensemble, des tas de dictées. On se moque de moi parce que je chante faux mais je suis pourtant passée par toutes ces disciplines ! Ce projet a réveillé en moi un amour et un bien-être que je trouvais à l’académie de musique. Il m’a rappelé cette ambiance-là, qu’on ne trouve pas ailleurs, ni à l’école, ni dans un club de sport. Parvenir à écouter l’autre n’est pas un défouloir, jouer avec lui demande un grand travail. J’ai ainsi retrouvé un goût de la musique qui s’était endormi et qui s’est réveillé en moi lorsque j’ai rencontré la Maîtrise.
 
Incendies, pandémies… à quoi ressemblerait la bande originale de ce début d’année particulièrement lugubre ?
Pour moi, 2020 a commencé dans une explosion : la perspective d’une guerre déclenchée par les États-Unis et l’Iran, les incendies en Australie…. J’avais dit à l’époque, dans une chronique : « On n’est que le 6 janvier, gardez-en sous la pédale ! » C’est pourquoi je ne pense pas à une B.O. mais plutôt au bruit tonitruant d’un grand fracas. S’il fallait en garder quelque chose de beau, ce serait peut-être la Neuvième Symphonie de Chostakovitch, que j’écoute en boucle en ce moment, notamment en travaillant. Sinon, dès le début du confinement, j’ai écouté Rendez-nous la lumière de Dominique A : j’ai trouvé ce morceau incroyablement juste, de A jusqu’à Z.
 
Propos recueillis par Gaspard Kiejman
 

Charline Vanhoenacker

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