C’est le tour de Philippe Hurel

Mercredi 3 juin 2015
C’est le tour de Philippe Hurel | Maison de la Radio
L’Orchestre Philharmonique de Radio France créera la version intégrale et définitive de Tour à tour de Philippe Hurel, le 5 juin, à l’auditorium de la Maison de la radio.

PHILIPPE HUREL, quelle a été la genèse de Tour à tour ?
J’ai d’abord composé un premier volet en 2008, pour l’Orchestre d’Oslo, puis un troisième pour l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo, à l’occasion du Printemps des arts de Monte Carlo. J’ai ensuite proposé à l’Ircam, quand Radio France m’a commandé une pièce pour orchestre, de mettre sa technologie au service de cette nouvelle page, qui est devenue le volet central du triptyque. C’est elle qui sera créée le 5 juin, en compagnie des deux autres volets.
 
Peut-on considérer cette œuvre comme une symphonie ?
Plutôt comme un concerto pour orchestre. J’utilise du début à la fin toujours le même matériau, dans une forme labyrinthique. En composant la dernière partie (qui prend place au milieu), j’ai réinjecté des éléments de la troisième, notamment de grands accords acoustiques, travaillés par l’électronique dans la nouvelle partie. Cette partie centrale est toutefois la moins fournie ; grâce à l’électronique, l’orchestre s’ouvre et se détend, et peut ensuite attaquer le troisième, très sportif, avec des changements de battue incessants.
 
Par attrait pour la virtuosité ?
Non, je ne cherche pas la virtuosité pour la virtuosité, mais parce que je pense et parce que j’entends comme ça.
 
Quel sens faut-il donner au titre, Tour à tour ?
L’œuvre entière joue sur le contraste entre les modes d’écriture, que j’utilise tour à tour, entre les masses et les petits groupes instrumentaux. Il y a aussi dans ce titre une allusion aux trois volets qui, successivement, se privent de l’électronique (le premier et le troisième) et l’utilisent (le volet central). Les trois parties sont intitulées « L’envol », qui énonce les matériaux thématiques, puis « La Rose des vents », où tout est spatialisé, enfin « Les Rémanences », où l’on se souvient. A cette différence près qu’en réalité, si l’on suit l’ordre de composition, c’est le volet central qui se souvient des deux autres !
 
Croyez-vous vraiment à l’apport de l’électronique à la création musicale ?
Oui, l’électronique apporte d’abord l’extension de l’espace, qui nous sort de l’impasse stéréophonique. L’orchestre donne l’impression de se déplacer. J’aime les musiques mixtes, j’aime aussi qu’on puisse traiter les instruments en temps réel, sachant que tous les sons traités ici sont instrumentaux. En Occident, on cherche toujours du neuf grâce à l’écriture, mais l’électronique est l’un des moyens d’échapper à la répétition des choses qu’on connaît par cœur.
 
Propos recueillis par Christian Wasselin
 
Le concert du 5 juin sera diffusé en direct sur France Musique.

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