Enfantine comme une argentine

Lundi 10 septembre 2018
Email
Enfantine comme une argentine | Maison de la Radio
Pop-up ! Et tout à coup un grand livre se déplie sur la scène de l’Auditorium ! Tel sera le décor des prochaines Enfantines.
Marina Cedro et Gérard Lo Monaco sont nés à Buenos Aires. Ils ont imaginé, dans le cadre des enfantines, un spectacle de chansons et de danse qui aura lieu dans un livre animé. Rendez-vous le 13 octobre.

Marina Cedro, racontez-nous la naissance de Pop-up Symphonie...

Marina Cedro – Tout a commencé à La Rochelle, où un beau jour j’ai composé des chansons pour mes neveux qui vivent en Argentine. Je me suis mise à faire les paroles en espagnol, puis la musique, et les chansons sont venues l’une après l’autre. La distance crée l’inspiration. Puis tout s’est enchaîné quand m’est venue l’idée que ces chansons pourraient devenir un spectacle, avec de la danse et, à la clef, un livre pop-up. Jean-Luc Fromental a compris ce dont j’avais l’intuition ; il a adapté mes chansons en français, et écrit une trame narrative. Et comme j’avais composé pour le piano, en notant deux ou trois idées pour les arrangements, c’est Jean-Claude Gengembre qui a signé l’instrumentation.

Que racontez-vous dans ces chansons ? 
MC – L’histoire de Joséphine, qui vit dans une grande maison et, un soir qu’elle se retrouve seule, part dans la forêt avec son chat Mioustapha, à la recherche d’une berceuse que lui chantait autrefois sa maman. Là, elle rencontre Nicolas et sa chienne Vénus. Après différents épisodes, une ourse apparaît avec son violoncelle ; c’est le moment où tous jouent et chantent « La terre danse ». Nicolas apprend à Joséphine que Vénus parle aux étoiles. Et en effet, Vénus aboie, la lune apparaît et avec elle le visage de la maman de Joséphine.

Le décor du spectacle prend la forme d'un grand livre pop-up...

Gérard Lo Monaco – Le mot pop up, qui évoque l’idée de surgissement de figures ou d’objets, est né aux États-Unis dans les années 1920 et désigne des livres animés qui créent un volume quand on les ouvre. À partir des chansons pour les enfants créées par Marina, j’ai imaginé Pop-up Symphonie, livre que j’ai réalisé, découpé et peint à la main, en cherchant à créer du mouvement à l’ouverture et à la fermeture des pages, afin de rendre vivants les personnages. Avec la pratique des livres animés, j’ai fait le lien avec le décor de théâtre, le dessin et l’illusion d’optique. Le 13 octobre, un très grand livre, à l’identique de celui qui sera publié, servira de décor au spectacle.

Qui va assurer la construction du livre-décor ?  

GLM – Réaliser un livre de grande dimension posait des problèmes de construction, de savoir-faire, de choix des matériaux, etc. J’ai travaillé comme décorateur et peintre à l’Opéra de Paris, au Théâtre national de Chaillot et avec le Grand Magic Circus de Jérôme Savary, mais j’ai préféré cette fois fournir les plans au studio Grappa. Je participerai à la peinture et à la décoration du grand livre.

Comment sont utilisées les scènes du décor-accessoire ? 

GLM – Le livre sera constitué de carton et de papier, c’est un objet éphémère et fragile. Les jeunes spectateurs et les six musiciens seront disposés sur la scène de l’Auditorium, avec Marina au centre de la cérémonie. Elle sera une sorte de conteur ou de montreur d’images, et tournera les pages du grand livre. J’aime les marionnettes, j’ai animé une compagnie, « Le Charivari », et de cette nostalgie m’est venue l’envie de construire quelques marionnettes et accessoires pour Pop-up Symphonie.

MC – Quand j’étais petite j’aimais chanter, j’aimais me déguiser, j’étais émerveillée par ce type de livre. Aujourd’hui, je transmets ce que j’ai aimé.

Le spectacle est encore en cours mais la musique est depuis assez longtemps composée... 

MC – Oui, et c’est une musique qui me vient du fond du cœur, qui ne s’appuie pas précisément sur le tango, bien que je sois née à Buenos Aires. J’ai essayé de préserver l’innocence, le naturel, la fraîcheur.

Que vous reste-t-il aujourd'hui de l'Argentine ?

MC – Tout ! La façon de concevoir les choses, la sensibilité, émotion. Comme j’ai vécu dans différents pays, je me suis adaptée, j’ai apprivoisé la France. Il me reste une survivance de l’Argentine : la passion. Au-delà des échanges intellectuels avec l’Europe, qui ont été très féconds, l’Argentine est un pays où il faut toujours trouver des solutions.

GLM – Je suis venu très tôt à Paris mais je suis né moi aussi à Buenos Aires, et mes inspirations sont venues de là-bas. Les spectacles de marionnettes que j’ai créés puisent leur source dans le folklore des Andes. J’aime les grands auteurs et poètes du tango, la musique magnifique des provinces de l’Argentine. Je travaille à un bel album dessiné, une histoire de personnages vivant dans l’immensité de la pampa.

Propos recueillis par Christian Wasselin

 
Email

Assister au spectacle du 13 octobre

Les Enfantines, Marina Cedro

Les Enfantines, Marina Cedro  | Maison de la Radio
Concert Jeune public De 3 à 6 ans

Orchestre Philharmonique de Radio France

Marina Cedro est une conteuse d’histoires en chanson, qu’elle met en scène dans un grand livre peuplé d’animaux et de personnages, qui jouent de beaux instruments de l...
Samedi13octobre201816h00 Radio France - Auditorium

INSCRIPTION AUX NEWSLETTERSX

Chaque mois, recevez toute l’actualité culturelle de Radio France : concerts et spectacles, avant-premières, lives antennes, émissions, activités jeune public, bons plans...
Sélectionnez la ou les newsletters qui vous ressemblent ! 

Séléctionnez vos newsletters

(*) Informations indispensables

Les données recueillies par RF sont destinées à l’envoi par courrier électronique de contenus et d’informations relatifs aux programmes, évènements et actualités de RF et de ses chaînes selon les choix d’abonnements que vous avez effectués. Conformément à la loi Informatique et libertés n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, ainsi qu’au règlement européen n°2016-679 relatif à la protection des données personnelles vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement, d’opposition et de portabilité sur les données vous concernant ainsi qu’un droit de limitation du traitement. Pour exercer vos droits, veuillez adresser un courrier à l’adresse suivante : Radio France, Délégué à la protection des données personnelles, 116 avenue du président Kennedy, 75220 Paris Cedex 16 ou un courriel à l’adresse suivante : dpdp@radiofrance.com, en précisant l’objet de votre demande et en y joignant une copie de votre pièce d’identité.

Conformément aux dispositions susvisées, vous pouvez également définir des directives relatives à la conservation, à l'effacement et à la communication des données vous concernant après votre décès. Pour cela, vous devez enregistrer lesdites directives auprès de Radio France. A ce titre, vous pouvez choisir une personne chargée de l’exécution de ces directives ou, à défaut, il s’agira de vos ayants droits. Ces directives sont modifiables à tout moment.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter vos droits sur le site de la CNIL