Roméo et Juliette selon Tchaïkovski

Lundi 12 octobre 2015
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Roméo et Juliette selon Tchaïkovski | Maison de la Radio
La belle histoire véronaise, vue et entendue par Tchaïkovski, reprend le chemin de la Maison de la radio le 23 octobre en compagnie de l’Orchestre Philharmonique et de Krzysztof Urbanski.

BIEN DES COMPOSITEURS s’inspirèrent de Romeo and Juliet pour en faire une symphonie dramatique (Berlioz), un opéra (Bellini, Gounod), un ballet (Prokofiev), etc. Tchaïkovski préféra pour sa part, dans son ouverture-fantaisie, se contenter de la substance de la pièce de Shakespeare et non de ses péripéties. L’idée de composer une œuvre musicale d’après Roméo et Juliette lui avait été soufflée par Balakirev et Vladimir Stassov, ami de Moussorgski et tuteur du groupe des Cinq. Et c’est son propre frère Modeste qui lui suggérera, en 1876, d’écrire un Hamlet – que le compositeur baptisera également « ouverture-fantaisie ».
 
Roméo et Juliette selon Tchaïkovski, « c’est un “survol” du drame et surtout de son ambiance », explique Michel-R. Hofmann, qui voit dans cette œuvre « un abrégé musical, un sommaire thématique d’un opéra existant à l’état de “possible” : un opéra vu à vol d’oiseau, considéré dans son ensemble par un observateur qui noterait au hasard creux et bosses, en n’obéissant qu’à une logique purement musicale », en l’occurence une forme-sonate assez libre. Après une sombre introduction qui aboutit à un thème agité (dit « des épées »), vient un chant d’amour généreux qui va se perdre dans le retour du thème précédent, jusqu’à ce qu’une sorte de marche funèbre, à laquelle se superpose un thème consolateur, rappelle l’introduction du morceau.
 
 
Le désaccord des accords
 
Les accords conclusifs inspirèrent à Balakirev des commentaires peu amènes : « La fin n’est pas trop mauvaise, mais à quoi bon ces accords inattendus, dans les dernières mesures ? Cela est parfaitement inélégant, et madame Rimski-Korsakov a rayé ces accords de sa charmante main, si bien que, dans sa transcription pour piano, le morceau s’achève pianissimo. Je ne sais si vous accepterez cela », écrivit-il à Tchaïkovski. Au fil des trois versions de l’œuvre, cependant (nous entendrons ce soir la dernière), ce dernier ne remit jamais en cause la coda abrupte de sa partition.
 
Une première version de l’œuvre fut créée à Moscou le 4 mars 1870 sous la direction de Nicolas Rubinstein, une deuxième version le 5 février 1872 à Saint-Pétersbourg sous la direction de Naparvanik, enfin une troisième et définitive vit le jour le 19 avril 1886 à Tiflis sous la direction d’Ippolytov-Ivanov. C’est celle qui sera jouée le 23 octobre.
 
Christian Wasselin
 
Le concert du 23 octobre sera diffusé en direct sur France Musique.
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