La Cinquième de Glazounov

Lundi 28 septembre 2015
La Cinquième de Glazounov | Maison de la Radio
Né en 1865 comme Dukas, Sibelius et quelques autres, Glazounov ne fait pas partie des compositeurs russes les plus joués. Raison de plus pour aller entendre sa Cinquième Symphonie, le 8 octobre, que jouera l’Orchestre National de France dirigé par Kazuki Yamada.

NÉ A SAINT-PÉTERSBOURG, Alexandre Glazounov (1865-1936) rencontre très jeune Balakirev puis Rimski-Korsakov, avec lequel il étudie en privé, sans jamais suivre de formation académique (il publiera en 1933, au Mercure de France, un article intitulé Sur N. A. Rimsky-Korsakoff, pour le 25e anniversaire de sa disparition*). Outre plusieurs poèmes symphoniques, dont le fameux Stenka Razine, évocation de la destinée tumultueuse du brigand cosaque du XVIIe siècle, quelques ballets toujours au répertoire (Raymonda, Les Saisons) ou de la musique concertante (Concerto pour violon op. 82, de 1904, mais aussi Concerto pour saxophone alto et orchestre à cordes op. 109 bis, de 1934, dans la foulée de son Quatuor pour saxophones), Alexandre Glazounov composa huit symphonies de 1882 à 1905. La première, écrite à seize ans, sera créée par Balakirev puis dirigée par Liszt. Il rencontra ce dernier lors d’un grand voyage en Europe de l’ouest, tandis qu’il s’affirmait en tant que chambriste au sein du Groupe Belaïev, dont Rimski était la figure de proue (Glazounov est notamment l’auteur de sept quatuors à cordes). La dernière date de 1905, cependant que subsistent des fragments d’une neuvième symphonie.
 
Glazounov connut aussi une intense carrière de chef d’orchestre ; il dirigea à partir de 1888 les Concerts Symphoniques Russes organisés à Saint-Pétersbourg par le magnat du bois et mécène Mitrofan Belaïev, mais se produisit aussi à l’étranger. Glazounov quittera l’Union soviétique en 1928 et s’installera en France ; il s’éteindra à Neuilly-sur-Seine en 1936.
 
Composée d’avril à octobre 1895 – le musicien a trente ans – la Cinquième Symphonie, parfois dite « Héroïque », et  l’une des plus prisées de son auteur, passe pour le premier témoignage d’envergure d’une maturité situant le musicien dans la lignée de Borodine (en 1887, il prêta son concours à Rimski-Korsakov pour terminer et orchestrer Le Prince Igor) et de Tchaïkovski ; à mi-chemin, donc, entre veine slave et tradition cosmopolite et occidentale. La partition fut créée à Saint-Pétersbourg le 17 novembre 1896 par l’Orchestre de la Société de Musique Russe, fondée en 1859 par Anton Rubinstein, avec le compositeur au pupitre. L’accueil qui lui fut réservé par les Pétersbourgeois fut si chaleureux que le scherzo dut être bissé.
 
Michel Roubinet
 
* En ligne sur le site de la Bibliothèque russe et slave.
 
Le concert du 8 octobre sera diffusé en direct sur France Musique.
 

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